Parler de soi

Voilà un bail que je n’ai pas écrit un mot ici.
Pourquoi ?
Il est des lieux où l’on ne doit pas parler de soi.
Peut-être ici m’arrive-t-il de penser cela. Et j’hésite, je remets à plus tard. Et pourtant… Ici, quand je ratiocine sur ceci cela, apparemment je ne parle pas de moi mais de ce que je pence de ou de ou encore de
Alors, on peut me demander, comme c’est encore beaucoup de mode de nos jours : « Mais d’où parles-tu ? »
D’où je parle ? Mais, de moi. Je parle de moi, depuis moi, cette idée. Oubliant un moment que « depuis » est une préposition de temps (de de et puis). Et que ce n’est qu’en seconde acception que les dictionnaires lui font considérer l’espace.

Ici, en l’occurrence, je parle en effet depuis moi, à partir de moi, de mon temps et de mon espace. N’ayons pas peur de l’enflure : je parle de mon espace-temps et j’espère que ça vous fait une belle jambe sans trop courber votre espace ni arrêter votre horloge.

Vers la fin de l’automne dernier, en regardant les feuilles de mon platane planer vers le sol en de nostalgiques circonvolutions, j’avais la sensation de me soigner. De quoi ? D’un peu tout. Je me disais « Ça va passer ».
Les brumes matinales ne soignent guère le moral mais, heureusement, le soleil réussit encore à pointer quelquefois son nez.

Il ne faut pas trop en demander.

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