Les particules fines

On nous dit qu’il faut aérer notre maison pour combattre les miasmes et les polluants de tout calibre, ouvrir portes et fenêtres pendant un certain temps chaque jour.
Mais voilà maintenant que les particules fines (qui n’ont rien à voir avec les élémentaires) s’en mêlent.

Alors j’ouvre quand même portes et fenêtres et je leur dis : « Particules fines, chères fines particules, bienvenue chez moi, entrez, faîtes comme chez vous, mettez-vous à l’aise. Elles entrent, se promènent partout dans la maison mais, très sensibles à mon accueil, elles prennent soin de me contourner, elles ne me touchent en aucune façon.

Ces particules fines sont vraiment très fines et bien éduquées, je puis en témoigner ici.

Les paradoxes du désir

J’écoutais ce matin « Les nouveaux chemins de la connaissance ».

C’était le troisième jour de la semaine consacrée au désir.
Présentation d’Adèle Van Reeth : Troisème temps de notre semaine consacrée au désir. C’est à travers l’œuvre de Jean-Paul Sartre, l’Etre et le néant, que nous allons nous demander si le désir peut-être comblé. Pour nous en parler aujourd’hui, nous avons le plaisir de recevoir le philosophe Hadi Rizk.

Ce grand philosophe s’emmancha dans un discours si brillantissimus du soi, du pour soi,  du par soi, de l’en soi… bref, tant de soi(s) que je me suis cru chez Molière aux prises avec la faconde de Diafoirus.
Comment peut-on nommer ça « connaissance »?!!

Je suis allé écouter de la musique.

Le fort et le faible

Je ne sais pas si j’en ai déjà parlé ici. Je ne me le rappelle pas. Et je ne me relis pas non plus. Alors voilà :
Le fort qui écrase le faible tout autour de la Terre. On peut dire que la gloutonnerie de l’occident a contaminé les autres continents. Ainsi, on assisterait à la mondialisation de la gloutonnerie. Mais, le reste du monde a-t-il attendu l’occident pour que le fort écrase le faible, pour que la ruse mystifie le naïf ?
Cette horreur est et a toujours été la chose du monde la mieux partagée.
Le jeu islamiste a-t-il eu besoin de l’Occident pour reprendre par la ruse ce que les révolutions avaient libéré, en profitant de la connerie y compris des femmes – de certaines en tout cas.

 À propos de la polygamie, les mâles islamiques remarquent avec malice :
– Vous autres occidentaux, avec vos maîtresses, vous faites de la polygamie menteuse.
– Oui, leur réplique-t-on, mais on accepte l’idée que nos femmes, en revanche, puissent avoir elles aussi plusieurs partenaires et on ne les enveloppe pas dans des chiffons… en tout cas pas le même genre de chiffons et pas pour le même usage.
– Vous répétez à l’envi parité, égalité, et vous les enveloppez dans des torchons virtuels ce qui est la pire des flagorneries, rétorquent-ils.

Il est très difficile de s’extirper des arguties. Est-ce exagéré de dire que le prétendument sapiens sapiens mène cette planète à la mort ?

Statut juridique des animaux

J’ai écouté cet après-midi le « Bien commun », l’émission d’Antoine Garapon intitulée : « Comment ajuster le droit à la condition animale ? ».
Deux juristes d’avis différent débattaient. L’un estimait qu’on devait continuer à considérer l’animal comme une chose (un objet comme un meuble). L’autre estimait au contraire qu’il fallait que le droit entérine que l’animal n’était pas une chose, et que s’il n’était pas une personne, il était un être sensible et qu’en tout état de cause le droit devait en tenir compte.

Les deux débatteurs s’accordaient sur le fait que quel que soit le statut admis rien ne justifiait que l’on fasse souffrir les animaux.
Mais le débat  achoppait devant la grande diversité du vivant et que, si l’on pouvait attribuer la sensibilité à partir d’un certain niveau d’évolution animale (vertébrés, céphalopode… etc.), qu’en était-il des insectes, moustiques, araignées et à fortiori bactéries et virus ?

Eh bien, je me permets de penser que quel quel soit le niveau du vivant – bactéries et virus compris – on ne doit en aucun cas y attenter, et que si, et seulement si, l’un d’entre eux devient agressif et dangereux on est autorisé à intervenir et invoquant la légitime défense.