ÉCONOMISTES ET PHILOSOPHES

Prendre un truc pour un machin est une chose qui peut s’avérer très délétère, plus d’un philosophe  y en a laissé des plumes.Et je ne vous parle pas des économistes.

Je ne voudrais pas être grossier ni vulgaire mais je dois dire que l’économie et les économistes, sans compter les philosophes, commencent à me sortir par le trou du cul.

Évidemment une assertion aussi abrupte impose sans conteste une argumentation constituée. Je vais m’y employer sans en remplir une pendule : juste ce qu’il faut j’espère.

Voyons les philosophes, ils parlent de tout et de rien avec l’assurance de celui qui sait. Ils ont tout lu, tout vu. Ils sont universels comme l’Arrias de Jean de La Bruyère. Physique, biologie, réchauffement climatique, la terre, l’air, l’eau, le feu, la cosmologie, la paléontologie, l’éthique, bien sûr l’économie et la tenue de route du vélocipède électrique, rien ne leur échappe d’Aristote, et même avant, à nos jours. Ils parlent, ils parlent, ils débattent, ils savent mieux que quiconque, ils mettent des mots après les mots et plus ils parlent moins on comprend. Mais, ils s’en moquent bien. Seul compte pour eux de montrer qu’ils sont intelligents, brillants et érudits.

Quant aux économistes, ils pratiquent la science économique, c’est l’évidence. Comme pour les sciences politiques, cela ne se conteste pas. La fatuité des économistes n’a d’égale que leur incohérence. Tel dit blanc tel autre dit noir. Eux aussi ne cessent de débattre, de donner des leçons, d’affirmer le tout et son contraire avec la même certitude au nom de leur science. Plus ils précisent en termes techniques plus c’est flou. À les entendre, on subit ce double bind qui nous mène droit à la schizophrénie.

Dieu merci, nous avons, pour nous éclairer, les journalistes qui se jettent à corps perdu dans la rumeur, nous emmêlent encore un peu davantage avec leur suffisance critique enluminée de leur incompétence.