L’espérance de vie grandit.

On meurt moins jeune, mais on ne vit pas plus vieux. On meurt moins jeune parce que la mortalité infantile a reculé, parce que l’hygiène et les thérapeutiques diminuent l’impact des maladies qui tuaient précocement. Cela veut juste dire qu’un plus grand nombre de gens arrivent à un âge plus avancé. Mais, la longévité à proprement parler ne bouge guère. Les 100 ans restent depuis l’Antiquité un repère à atteindre, comme le montre ce petit recensement de quelques personnalités dont on peut trouver la biographie dans toutes les bonnes encyclopédies :

Thalès – 625 – 547 = 78

Pythagore – 570 – 475 = 95

Eschyle – 525 – 456 = 69 : ( Mais, tué prématurément en Sicile par une chute de tortue sur le crâne ! La tortue en question avait été cueillie par un aigle – en fait un gypaète barbu – qui venait de la lâcher, confondant le crâne chauve du dramaturge avec un caillou).

Socrate – 469 – 399 = 70 : (Mais, condamné à mourir empoisonné par la ciguë)

Sophocle – 496/5 – 406/5 = 90

Démocrite – 460/70 – 360/70 = 100

Leucippe – 460 – 370 = 90

Platon – 427/8 – 347/8 = 80

Caton l’Ancien – 234 – 149 = 85

Cicéron – 106 – 43 = 63 : (Mais, assassiné)

Fontenelle : 1657 – 1757 = 100

Voltaire : 1694 – 1778 = 84

Planck : 1858 – 1947 = 89

 


Le travail c’est la santé

Nous ne sommes pas sur Terre pour travailler mais pour vivre. Et tous les beaux parleurs, politiques, moralistes, philosophes qui voudraient nous faire croire aux vertus du travail sont des flagorneurs, des agents complices d’un décervelage digne du Père Ubu. Qu’il faille produire des biens pour rendre la vie la plus vivable possible est une évidence. Mais, puisque les machines, de plus en plus capables de remplacer l’homme dans de multiples tâches, deviennent de grandes créatrices de chômage, pourquoi nous rebattre les oreilles avec ce « travailler plus » ? Il faut au contraire tout faire pour se libérer de cette malédiction, prendre le temps de se découvrir et de jouir des vraies vertus de la vie. Il y a belle lurette que des esprits sensés ont remarqué que le seul intérêt de la technologie résidait dans la création de machines qui remplacent l’homme et le libèrent de l’esclavage du travail. Il suffit alors de redistribuer les plus values par elles dégagées entre tous les hommes qui pourront enfin se consacrer à leur vocation de citoyens de la vie.

Et de ce point de vue, en cohérence, l’école n’est pas faite pour formater les jeunes en les préparant à « l’emploi ». Elle est, en vérité, destinée à développer l’intelligence, la sensibilité, la créativité et la conscience, et non à fournir des esclaves au « marché » du travail.

Une chanson d’Henri Salvador vous donne la marche à suivre : « Le travail c ‘est la santé – Rien faire c’est la conserver ».

Le regard de notre époque sur l’art

On ne perd pas son temps à se pencher sur le regard que porte notre époque (éventuellement quelques précédentes) sur ce qu’on appelle le monde de l’art.

L’opéra, par exemple, porté à la cime des œuvres d’art, je ne connais rien de plus ridicule : un texte la plupart du temps débile et pompier avec une musique qui ne fait qu’aggraver les choses.

Des sopranos qui bêlent dans les super aigus et des ténors qui hurlent à briser les vitres. Toujours plus haut et plus fort, et celui ou celle qui a gueulé le plus fort, surtout plus fort que l’orchestre, a gagné. Cherchez l’art.

Mais, bien sûr, je ne suis pas un expert accrédité.

Autre exemple, la danse dite contemporaine

Là non plus, je n’ai pas de compétence particulière en matière de danse, fut-elle contemporaine.

Aussi, je ne me risquerai pas à jouer les critiques concernant telle ou tel que j’aurais apprécié ou non.

Pourtant l’impression s’impose à moi à y regarder : c’est fou ce que ça peut être à la mode de se rouler par terre !!

Quand on pense que Karin Waehner, se revendiquant de Mary Wigman, fut l’une des, sinon la première, à se rouler par terre et qu’il y a de cela plus de 50 ans, on ne peut s’empêcher de penser voilà une mode – à la différence de toutes les autres – qui dure.

À l’époque c’était scandaleux de se rouler par terre. Aujourd’hui ce serait de ne pas s’y rouler qui serait scandaleux.

Le risque en est quasi nul, car on peut se demander si quelqu’une ou quelqu’un pourrait s’adonner à une danse qui oserait se prétendre contemporaine sans se rouler par terre.

En fait, cette gestuelle « nouvelle », destinée à libérer, diversifier, enrichir les espaces expressifs de la danse, finit par devenir si conforme que le carcan de Petipa semble insidieusement se refermer sur les malheureux danseurs contemporains sous cette forme de contorsions obligées.

Sans compter qu’à force cela finit par être salissant.

Il y a aussi cette façon de se référer à des faits actuels, à des légendes, ou encore à des thématiques « engagées » et de réaliser à ce propos une partition gestuelle qui n’a rien à voir avec ce qui est pourtant affirmé dans le programme. Il me semble que si l’on raconte une histoire, le geste doit, sinon la dire, du moins la montrer … comme dirait Wittgenstein.

On se roule par terre pour évoquer une métamorphose d’Ovide, on se roule par terre pour faire jaillir une problématique existentielle, une horreur économique, un génocide, un drame planétaire. On se roule par terre pour faire rire, pleurer, réfléchir, méditer.

Alors, je pense à Cage et Cunningham qui ne jugeaient pas nécessaire de mettre leur libido en bandoulière pour construire un objet de danse. Selon eux, l’anecdote s’inscrit d’elle-même, par la combinatoire et l’assemblage gestuels, dans l’espace euclidien, riemannien ou fractal, selon le style et l’époque de l’œuvre.

Mais, encore une fois, je n’ai guère de compétence en matière de danse, fut-elle contemporaine. Et je suis peut-être aussi un peu passé de mode.

Cela m’amène à ce que j’appelle la danse sur la tête, le Hip Hop pour les initiés. Voilà de la danse contemporaine qui a pignon sur rue, qui joue dans la cour des grands sur de la musique boum boum. Cela relève aussi bien des jeux du cirque que certains cirques actuels relèvent de la danse contemporaine.

Il s’agit là d’une forme nouvelle inégalée d’harmonie de différentes disciplines réalisant l’art du spectacle total.

Il ne nous manque que le Rap.Texte débile, premier degré à quelques exceptions près, qui se dit sur une boîte à rythme, toujours sensiblement de même facture autant que j’ai pu me rendre compte. Et cela s’appelle  chansons qui s’inscrivent  dans des « albums ».

Le rap est sans doute un important phénomène sociologique avec lequel il faut compter. Mais pour ce qui est de l’événement esthétique il faudra repasser.

 

À propos, un album est un cahier personnel destiné à recevoir des dessins, des photos, des collections diverses. C’est encore un recueil imprimé d’illustrations ou de documents iconographiques.

Que viennent faire les chansons là-dedans ?

Disque (compacte ou non) ne serait-il pas un label assez noble ?

 

Je ne voudrais pas aggraver mon cas en m’aventurant dans les domaines de l’architecture et des arts plastiques, installations, performances … etc.

Les quotients I-A-C.

Les quotients I-A-C.

On ne parle que du QI comme s’il n’existait que lui. En réalité, si on réfléchit quelque peu, on se rend compte qu’il existe au moins 3 quotients à considérer : Le QI = quotient intellectuel, qui mesure la capacité logique de résolution de problèmes. Le QA = quotient affectif, qui mesure la capacité de gestion de la qualité des affects et sentiments. Le QC= quotient de conscience qui mesure la qualité de la relation à l’éthique.

Pour les 3 types de quotient, la norme est fixée aux alentours de 100.

Par exemple :

Un QI inférieur à 90 situe l’imbécile ou l’idiot,

Un QA inférieur à 90 situe le con,

Un QC inférieur à 90 situe le salaud.

Cela peut mener à quelques réflexions. Par exemple, on peut présenter un QI très élevé avec un QA très bas : il n’est pas rare de rencontrer un (ou une) super intelligent (e) qui soit con comme un balai-brosse. On peut aussi rencontrer un très faible QC souvent accompagné d’un QA également très bas avec un QI très élevé. C’est le profil classique du sale con ou grand dégueulasse. On en trouve un peu dans toutes les classes élevées de la société. À ce propos, il faut noter que, quand un salaud utilise son ascendant sur un con, quelques méfaits sont à prévoir (surtout si ce dernier a un QI faible). Mais, quand des salauds bien organisés jettent leur emprise sur une bande de cons, alors il faut s’attendre à une hécatombe.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet. Personne ne vous empêche d’y réfléchir, histoire d’évaluer votre entourage et, éventuellement, de dessiner votre propre profil.