Les choses sont ce qu’elles sont

Il ne faut pas se faire d’illusion : les choses sont ce qu’elles sont, comme a dit un grand homme, du moins par la taille.

Et si les choses sont ce qu’elles sont, il n’est pas convenable de leur demander d’être autre chose qu’une chose comme elles sont.

Ainsi, les riches ne peuvent être que riches et les pauvres que pauvres. Il ne faut pas espérer voir les grands devenir petits et, réciproquement, il faut être capable d’admettre que les petits ont une chance quasi nulle de devenir grands. Il serait donc absurde de demander aux dominants de se laisser dominer.

On pourra ratiociner longtemps là-dessus, il n’y a pas à sortir de là.

Voilà, mon cher visiteur, un objet de méditation de longue durée. Et, nous ne serons pas trop de beaucoup pour ne pas sortir de là.

 

Sans ratiociner, réfléchissons un peu pour essayer d’approfondir ces « choses ».

Juste un petit questionnaire simplement destiné à amorcer la pompe :

–       Qui se sent capable de changer les philosophes dont l’intarissable blabla diarrhéique ne cesse de sodomiser les mouches avec la prétention de démontrer qu’elles ne savent pas se plaindre ?

–       Qui peut amener la gent politique à se consacrer uniquement au bien commun, et non à seulement le prétendre ?

–       Qui pourra obtenir qu’on cesse de courir au secours de la victoire et de tirer sur les ambulances ?

–       Qui fera que les banques contribueront à la prospérité et au bonheur des petites gens ?

–       Qui transformera les salauds en généreux donateurs et les terroristes en aides-soignants ?

–       Qui verra la poutre qu’il a dans l’œil et non la paille dans celui du voisin ?

–       Qui ou quoi nous rendra un peu meilleur que nous sommes ?

 

Ne faudrait-il pas que les structures mentales d’homo sapiens évoluent ? Et les choses ne se porteraient-elles pas mieux si c’était Neandertal qui avait survécu ?

Mais, au fait, pourquoi faudrait-il que les choses soient autres que ce qu’elles sont ?

 

Maintenant, vous pouvez vous aussi vous pencher sur le sujet et m’envoyer, par courriel, vos propres réflexions, ce qui nous permettra d’échanger sur l’essence et l’existence de ces choses, et d’en approfondir encore davantage  la métaphysique autant que la réalité.