L’affaire Théo

Mon blog a été bloqué pendant tout ce temps pour un mot de passe disparu et non récupéré pendant longtemps.
J’aurai écrit sur l’affaire Théo plus tôt sans ce contretemps.
On ne méprise pas pour toujours, surtout quand on est vieux… très ! Je ne reviendrai pas là-dessus.
Passons. Voilà ce que j’avais à en dire.

Je souhaite apporter un éclairage concernant les intentions du policier impliqué dans l’affaire du jeune nègre Théo…
(Je sais, on doit dire « noir » maintenant mais je crains que ce terme n’appartienne pas au lexique du flic – il ne faut pas dire flic mais policier – de base. Le mot nègre est déjà une formulation largement adoucie en regard de la pratique du maintien de l’ordre).
… Le policier (on ne doit jamais dire flic), le policier qui a enculé Théo avec sa matraque télescopique n’avait pas l’intention de l’enculer, il voulait juste procéder à un examen préliminaire pour détecter les prémices d’un éventuel cancer de la prostate.
D’ailleurs Donald Trump est de cet avis, paraît-il.

Je ne suis pas réseaux sociaux ni plateformes, que quelqu’un d’entre vous, s’il en a la possibilité, fasse circuler cette information alternative sur le Web, car il faut absolument dédouaner de toute suspicion ce brave défenseur de la paix sociale.

 

 

 

Nuit debout

Il y a bien longtemps que je ne suis venu sur mon blog. J’avais « à faire » ailleurs.
Écrire des trucs à moi : dieu sait si ça prend du temps et de l’énergie. J’en ai encore beaucoup dans le clavier et je n’avais pas l’intention de revenir ici maintenant. Mais les réactions des politicaillons candidats à toutes sortes de primaires et les journaleux du système à propos de gens qui viennent deviser ensemble sur les places publiques et dire ce qu’ils pensent, ces réactions fielleuses ou méprisantes, m’y contraignent.

Je ne citerai pas de noms, chacun reconnaîtra les siens.

Celui-ci est profondément choqué qu’on ait d’un côté l’état d’urgence, et que de l’autre on tolère ce type de rassemblement.

Celui-là souhaite qu’il n’y ait pas de dictature de la minorité – que chacun mérite l’écoute, le respect, mais pas la dictature.

Mais qui dit que ceux qui viennent s’asseoir la nuit sur les places publiques pour essayer de comprendre ensemble où en est le monde dans lequel ils trempent, qui dit qu’ils ne représentent qu’une minorité et qui dit qu’ils brandissent seulement l’ombre d’une dictature ?
Qui dit cela, sinon ces tenants qui ne supportent pas que l’on s’assoit dans leur pré carré de peur que l’on vienne grignoter leur fromage ?

Et cet autre – à y regarder de plus près,  nous dit dans son journal :
Sont là, sur le pavé, les habitués de la contestation : intellectuels en mal de publicité, syndicalistes en mal d’audience, étudiants attardés, « zadistes » de passage entre Sivens et Notre-Dame-des-Landes, altermondialistes, mal logés, intermittents du spectacle… Tous disent vomir les patrons et le capitalisme, militent pour un salaire à vie et la mise hors-la-loi du chômage. L’éternelle antienne.

À y regarder de plus près, à y regarder de plus près ne serait-ce pas plutôt ces thuriféraires de la « réalité réelle » et de l’irréversible sens de leur histoire, ne serait-ce pas ceux-là qui entonnent l’éternelle antienne ? Ne serait-ce pas ceux-là, politicaillons fripés, journaleux chauves du dedans, assis sur leurs kératoses qui roulent en corbillards ?

Structures versus réel : le cosmos et moi.

J’écoute Michel Onfray sur France Culture résister cette année au nihilisme. Je l’écoute depuis des années avec intérêt.
Il me semble ici glisser insensiblement vers une forme de jugement encore plus radical qu’auparavant, il s’emploie à l’argumenter sérieusement. Il dit qu’il est contre la violence, que c’est seulement par le débat qu’on peut traiter le différent.
Mais quand on est seul à argumenter au cours d’une conférence, il n’y a pas vraiment débat. Et sous l’argumentation bien étayée en apparence il se trouve quelquefois de la violence.
Par exemple, quand il passe à la moulinette, l’université de Vincennes des années 70 – seulement à travers des documents, car il ne l’a pas fréquentée – quand il règle le compte de l’existentialisme, du structuralisme, du lacanisme, de Gilles Deleuze, Claude Lévi-Strauss, Michel Foucault, et autres nouveaux philosophes, il n’en reste pas grand-chose.
Vladimir Jankélévitch et Pierre Bourdieu, Mikel Dufrenne s’en tirent assez bien et Robert Misrahi sous condition de ne pas toucher à Israël.

 Mais, bon, je n’ai pas la compétence pour en juger à mon tour. Je ne suis pas philosophe. La philosophie n’est pas ma tasse de thé. Ce sont plutôt la physique et les sciences expérimentales qui m’intéressent. Et de ce point de vue, je me permets un petit différent avec Michel Onfray : l’incompatibilité structure-réel.
À l’évidence, c’est un réaliste. Le réel, le réel et encore le réel. Seul le réel existe et la structure nie le réel. Les extrémistes de la structure sans doute.
Mais est-il stupide de penser que l’univers est organisé ne serait-ce qu’à partir de ce qu’on nomme les lois physiques. Que Nietzsche ait dit la mort de dieu et Foucault celle de l’homme, est-ce si irrecevable que ça ? Évidemment, il n’est question ici que du statut qu’on leur attribue aujourd’hui.
Le système solaire n’en a guère que pour 4 milliards d’années et l’univers des astrophysiciens actuels, lui-même, finira dans le silence du rien… certes dans longtemps… bien longtemps longtemps après que l’espèce humaine aura disparu.
Je ne suis pas assez idiot pour ne pas comprendre que les arguties philosophiques des Nietzsche, Foucault et confrères traitent davantage de leur nombril que du monde tel qu’il est. Qui le sait en vérité ?
Je ne me sens guère nécessaire au cosmos, cela ne m’empêche pas de me méfier des spéculations et de chercher à connaître le mieux possible mon réel pour y vivre, pour aimer, pour essayer d’y être heureux.

 J’ai écouté Michel Onfray avec intérêt pendant toutes ces années. Mais depuis peu, oui, je perçois comme une dérive vers ce je que je n’oserai qualifier de sectarisme, mais vers une forme de critique radicale, qui s’apparente à un jeu de massacre, à l’endroit de certaines productions et/ou personnes qui ne lui conviennent pas. Comme déjà dit plus haut, lui qui prône l’écoute, la tolérance, le débat – que ce soit dans ses publications, ses apparitions dans les médias, comme dans son cours à l’Université populaire – ne semble plus guère ici les pratiquer. Lui , qui fustige ceux qui établissent leurs théories sur des documents et non sur le réel, construit son discours d’une certaine agressivité avec une argumentation, certes riche et précise, mais issue d’une documentation écrite. Lui qui exige une parfaite cohérence entre la vie et l’œuvre de quiconque me semble présenter de ce point de vue un léger décalage.
Juste pour exemple : son intervention contre l’Université de Vincennes qu’il n’a jamais fréquenté. Il construit son attaque radicale à partir d’une argumentation écrite qu’il est allé chercher essentiellement chez les auteurs critiques de cette université, poussant le « joke » jusqu’à dire qu’un cheval y avait obtenu une licence.
Je connais bien la période des années 70 de l’Université de Vincennes. J’y ai enseigné en Esthétique et en Psychologie.
Certes, il y a eu bon nombre d’événements et d’énergumènes qui, à juste titre, n’ont pas servi la réputation de cet établissement. Mais je puis assurer sur l’honneur qu’aucun cheval n’a été diplômé dans le département de Psychologie expérimentale dirigée par Jean-François Le Ny.

 Évidemment quand on sait à quel point Michel Onfray a des comptes à régler avec des Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Michel Foucault et quelques autres, fondateurs de Paris 8, on peut comprendre qu’il ait oublié qu’il y avait aussi des Jean-François Le Ny et des Frank Popper, par exemple. Ça n’est pas forcément une raison.

 Avec cette treizième année à l’Université populaire, il vient de terminer sa « contre histoire de la philosophie » par un éloge de Socrate auquel je ne peux qu’adhérer. Il se dit cheminer dans ses pas. On ne peut mieux choisir.
Que sait-on de la réalité de Socrate qui n’a rien écrit ? Qu’en connaît-on, sinon par les écrits des autres ?
Où est le réel ? Où est-il donc ?

Qui décide ?

Rien depuis le 21 mars ! J’étais occupé ailleurs. Écrire et publier « La trilogie de Lahouria » et terminer dans la foulée « Le kindle ». Maintenant « Le marcheur » en route – c’est le cas de le dire – où je sue comme une bête de somme.
Le blog était loin de moi. Il a fallu qu’une information anodine m’amène à me poser la question : « Mais enfin, qui décide ? »

Il m’arrive de regarder le Grand journal de Canal +. Et je lis de façon tout à fait aussi aléatoire que des gens de l’équipe vont être virés et remplacés par d’autres. Raison ? Ils ne plaisent plus et l’audience s’en ressent.
Qui décide ?
Quels sont les cons qui virent les cons, les cons qui jouent les cons pour garder leur fromage à tout prix ? Car les cons qui virent les cons pourraient bien être virer à leur tour. Par qui ? Par des cons qui virent les cons qui font les cons ?
Non.
Par personne.
Par L’AUDIENCE.

Les particules fines

On nous dit qu’il faut aérer notre maison pour combattre les miasmes et les polluants de tout calibre, ouvrir portes et fenêtres pendant un certain temps chaque jour.
Mais voilà maintenant que les particules fines (qui n’ont rien à voir avec les élémentaires) s’en mêlent.

Alors j’ouvre quand même portes et fenêtres et je leur dis : « Particules fines, chères fines particules, bienvenue chez moi, entrez, faîtes comme chez vous, mettez-vous à l’aise. Elles entrent, se promènent partout dans la maison mais, très sensibles à mon accueil, elles prennent soin de me contourner, elles ne me touchent en aucune façon.

Ces particules fines sont vraiment très fines et bien éduquées, je puis en témoigner ici.

Les paradoxes du désir

J’écoutais ce matin « Les nouveaux chemins de la connaissance ».

C’était le troisième jour de la semaine consacrée au désir.
Présentation d’Adèle Van Reeth : Troisème temps de notre semaine consacrée au désir. C’est à travers l’œuvre de Jean-Paul Sartre, l’Etre et le néant, que nous allons nous demander si le désir peut-être comblé. Pour nous en parler aujourd’hui, nous avons le plaisir de recevoir le philosophe Hadi Rizk.

Ce grand philosophe s’emmancha dans un discours si brillantissimus du soi, du pour soi,  du par soi, de l’en soi… bref, tant de soi(s) que je me suis cru chez Molière aux prises avec la faconde de Diafoirus.
Comment peut-on nommer ça « connaissance »?!!

Je suis allé écouter de la musique.

Le fort et le faible

Je ne sais pas si j’en ai déjà parlé ici. Je ne me le rappelle pas. Et je ne me relis pas non plus. Alors voilà :
Le fort qui écrase le faible tout autour de la Terre. On peut dire que la gloutonnerie de l’occident a contaminé les autres continents. Ainsi, on assisterait à la mondialisation de la gloutonnerie. Mais, le reste du monde a-t-il attendu l’occident pour que le fort écrase le faible, pour que la ruse mystifie le naïf ?
Cette horreur est et a toujours été la chose du monde la mieux partagée.
Le jeu islamiste a-t-il eu besoin de l’Occident pour reprendre par la ruse ce que les révolutions avaient libéré, en profitant de la connerie y compris des femmes – de certaines en tout cas.

 À propos de la polygamie, les mâles islamiques remarquent avec malice :
– Vous autres occidentaux, avec vos maîtresses, vous faites de la polygamie menteuse.
– Oui, leur réplique-t-on, mais on accepte l’idée que nos femmes, en revanche, puissent avoir elles aussi plusieurs partenaires et on ne les enveloppe pas dans des chiffons… en tout cas pas le même genre de chiffons et pas pour le même usage.
– Vous répétez à l’envi parité, égalité, et vous les enveloppez dans des torchons virtuels ce qui est la pire des flagorneries, rétorquent-ils.

Il est très difficile de s’extirper des arguties. Est-ce exagéré de dire que le prétendument sapiens sapiens mène cette planète à la mort ?

Statut juridique des animaux

J’ai écouté cet après-midi le « Bien commun », l’émission d’Antoine Garapon intitulée : « Comment ajuster le droit à la condition animale ? ».
Deux juristes d’avis différent débattaient. L’un estimait qu’on devait continuer à considérer l’animal comme une chose (un objet comme un meuble). L’autre estimait au contraire qu’il fallait que le droit entérine que l’animal n’était pas une chose, et que s’il n’était pas une personne, il était un être sensible et qu’en tout état de cause le droit devait en tenir compte.

Les deux débatteurs s’accordaient sur le fait que quel que soit le statut admis rien ne justifiait que l’on fasse souffrir les animaux.
Mais le débat  achoppait devant la grande diversité du vivant et que, si l’on pouvait attribuer la sensibilité à partir d’un certain niveau d’évolution animale (vertébrés, céphalopode… etc.), qu’en était-il des insectes, moustiques, araignées et à fortiori bactéries et virus ?

Eh bien, je me permets de penser que quel quel soit le niveau du vivant – bactéries et virus compris – on ne doit en aucun cas y attenter, et que si, et seulement si, l’un d’entre eux devient agressif et dangereux on est autorisé à intervenir et invoquant la légitime défense.