Les territoires de Lahouria
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Les territoires de Lahouria Les territoires de Lahouria

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Claudine Maurey-Forquy

Ma rencontre avec Lahouria
Ma première rencontre avec Lahouria fut dans les années 90 lors d’un mouvement de revendication pour l’homologation du diplôme d’Etat d’assistant de service social au niveau II (Bac +3).
Je faisais la connaissance d’une militante syndicaliste CGT active et pleine de convictions que nous partagions l’une et l’autre. Nous nous retrouvions dans les assemblées générales et les manifestations. Elle était en poste en pédopsychiatrie à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, à l’AP-HP comme moi-même.
Puis sur cette même lancée, nous avons poursuivi notre lutte pour obtenir, dans les années 92, un statut spécifique d’assistante sociale de la Fonction Publique hospitalière, étant à l’époque la seule profession rattachée au Code des Communes. Nous avons donc eu de nombreuses rencontres au Ministère de la Santé dans des groupes de travail pour faire connaître nos propositions. Nous avons vécu des moments d’espoir et de déception. Notre statut est sorti en mars 1993.
Puis nous nous sommes perdues de vue jusqu’au moment où son futur époux, collègue de mon mari, nous fasse nous rencontrer tous les quatre. Beaucoup de points communs nous rapprochaient, nos métiers respectifs, nos valeurs éthiques et politiques, sans oublier la bonne table et les vins.
C’est vrai que lorsque les Noël venaient à Samois sur Seine ou que nous nous allions à Vimpelles, nous apprécions le plaisir et la chaleur des échanges, même si très souvent, nos hommes nous reprochaient un peu de faire trop d’apartés. Nous avions tellement besoin de parler de notre travail, des difficultés que nous rencontrions dans nos institutions, Conseil Général et AP-HP, dans nos fonctions de cadre mais aussi des nouvelles problématiques sociales auxquelles nous étions confrontées, l’évolution des différents publics, mais nous conservions l’une et l’autre la passion de notre travail.
Lahouria ne se contentait pas d’assumer ses fonctions mais voulait toujours progresser dans sa carrière, en passant plusieurs concours, d’attachée territoriale puis d’attachée principale, afin de faire reconnaître le travail social.
Je garde le souvenir d’une amie gaie, chaleureuse, pleine d’espoirs et de découvertes en matière de musique, de théâtre, de films et de danse, aimante et aimée. Aucun sujet n’était tabou entre nous et c’est assez rare de nos jours.

Le 25 décembre 2013