Les territoires de Lahouria
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Les territoires de Lahouria Les territoires de Lahouria

- Genardière - Pépito - Denis Dufrêne - Gigi

Denis Dufrène et Miguelle Monthieux
Emile,
Nous pensons fort à toi et à ce vide qu’il te faut affronter
Merci de nous associer à ton projet : depuis ton dernier mail ta question trotte dans ma tête : que savons nous d’elle, que reste-t-il d’elle ?
Il me reste son rire en « A » qu’elle nous accordait systématiquement et avec bienveillance dès que Pépito et moi jouions les jeunes coqs avec nos blagues à 2 balles ou plus… Elle aimait rire
Il me reste quelques confidences qu’elle nous fît pudiquement sur son aventure familiale douloureuse, sur son travail difficile mais si important.
Il me reste la chaleur et l’humilité de son accueil lors de ce dernier séjour à Vimpelles.
Il me reste l’amour qu’elle avait pour toi, vieil homme, moi qui en suis déjà presqu’un !
Il me reste qu’elle a su être séduite comme nous tous je crois par ta culture, ton intelligence et ta poésie : c’est pour cela que j’aurai aimé que « Fleurs de méninges » soit chanté lors de ses obsèques
J’aimerai tant partager un peu de temps avec toi : viendras-tu à Morzine te réchauffer à nos cotés ?
Merci si tu le peux
On t’embrasse
« Fleurs de méninge »      

Aux quelques lignes j’en ajouterai quelques unes suite à notre séjour si chaleureux à tes cotés avec Pépito
Quelques mots sur son absence dans la maison, et dans le jardin où je me suis recueilli en ce jour d’automne
Je te les envoie très prochainement
Je sais que 2014 sera pour toi comme pour moi l’année du deuil : il faut, dit-on, revivre en leur absence le cycle des saisons avant d’accepter la perte des êtres qui nous sont chers
Avec toute notre amitié et notre solidarité.

Ces quelques lignes promises, les voici :

Lahouria,
Je me suis éclipsé de votre maison
laissant mes vieux amis Emile et Pépito
pour faire quelques pas  dans votre jardin en ce matin d’octobre.
Comme dans la maison où tu restes si présente malgré ton départ
chaque coin du jardin me parlait de toi : le potager meurtri et en sommeil pour l’hiver
le pommier toujours généreux qui m’offrait ses fruits
l’herbe verte et humide, le ruisseau
J’ai compris à nouveau combien ces maisons, ces jardins
Existent par vous et pour vous les femmes, nos compagnes
Et combien il est cruel de continuer à les habiter sans vous

 Fleurs de méninges:

Musique: George Moustaki / Interprétation: Serge Reggiani /Paroles: Emile Noel